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PÈRE FRANTZY PETIT-HOMME : QUAND LES ACTES PARLENT PLUS FORT QUE LES DISCOURS

il y a 7 jours
12 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 3 jours


Huit écoles. Cinq églises. En seulement cinq ans. Derrière ces réalisations se trouve une prise de conscience simple mais profonde : Haïti ne peut pas continuer à attendre que quelqu’un d’autre vienne la reconstruire. Lorsqu’une communauté choisit de s’organiser, de se solidariser et de transformer ses convictions en actions concrètes, des résultats deviennent possibles. L’expérience de Père Frantzy Petit-Homme et de Fanmi Pitit Manman Mari nous oblige à poser une question : que pourrions-nous accomplir si nous décidions, nous aussi, de construire ensemble ?


CITADEX | VOIX DE LA COMMUNAUTÉ | September 5, 2026


Il existe des histoires que nous racontons simplement pour rendre hommage à ceux qui les ont écrites. Et puis il existe des histoires qui méritent d’être racontées parce qu’elles peuvent nous apprendre quelque chose sur nous-mêmes et sur le pays que nous voulons devenir. Le parcours du Révérend Père Frantzy Petit-Homme et l'expérience de Fanmi Pitit Manman Mari appartiennent, à notre avis, à cette deuxième catégorie. Dans une Haïti épuisée par les crises, les divisions, l'insécurité, les difficultés économiques et des décennies de promesses souvent restées sans lendemain, certaines réalisations prennent une signification particulière. Elles nous rappellent qu'au milieu même des difficultés, des Haïtiens continuent de croire qu'il est possible de construire. Lors du cinquième gala 2026 de Fanmi Pitit Manman Mari à New York, le Père Frantzy Petit-Homme a présenté un bilan illustré du travail accompli par le mouvement. Huit écoles et cinq églises ont été réalisées en seulement cinq ans. Il faut véritablement s'arrêter sur cette affirmation, car le chiffre qui mérite peut-être le plus notre attention n'est pas seulement huit, ni cinq, mais cinq années. En cinq ans, une communauté organisée autour d'une vision et d'une mission communes a réussi à transformer sa solidarité en infrastructures concrètes. Derrière chaque bâtiment se trouvent des personnes qui ont donné de leur temps, de leurs ressources, de leur énergie et de leur confiance. Derrière chaque réalisation se trouve surtout une organisation qui a réussi à maintenir son engagement suffisamment longtemps pour transformer une idée en quelque chose de réel.


HUIT ÉCOLES. CINQ ÉGLISES. CINQ ANS.

Nous sommes tellement habitués en Haïti aux projets qui prennent des années avant de dépasser le stade des annonces qu'il est important de mesurer ce que représente réellement un tel bilan. Huit écoles et cinq églises en cinq ans, ce n'est pas simplement une liste de bâtiments. Une école signifie des enfants qui disposent d'un espace pour apprendre. Une église représente une communauté qui dispose d'un lieu pour se rassembler. Une infrastructure représente une décision de croire que le futur mérite d'être préparé même lorsque le présent est difficile. Et lorsque treize réalisations de cette nature peuvent être présentées dans une période de cinq années, elles deviennent également la preuve qu'une communauté organisée peut transformer des contributions individuelles en résultats collectifs. La Fondation Fanmi Pitit Manman Mari décrit d'ailleurs une mission structurée autour de trois principes : « Prière, Formation, Service ». La force de cette formule apparaît justement dans la manière dont le service a dépassé le domaine des paroles pour prendre une forme concrète à travers l'éducation, l'aide communautaire et les projets d'infrastructure.


Mais le véritable enseignement des cinq années écoulées ne se trouve pas uniquement dans les bâtiments. Il se trouve dans la capacité à organiser la solidarité. Une personne peut avoir une vision, mais elle ne peut pas construire seule huit écoles et cinq églises. Une personne peut avoir la volonté de servir, mais elle a besoin d'autres personnes pour transformer cette volonté en action. Il faut mobiliser des membres, recueillir des ressources, coordonner les efforts, identifier les besoins, maintenir l'engagement et continuer à avancer lorsque les difficultés apparaissent. C'est cette dimension qui donne au bilan présenté par Père Frantzy sa véritable portée. Il n'a pas simplement parlé de ce qu'il souhaitait accomplir. Il a montré ce qu'une communauté avait réussi à accomplir. Et cette distinction est fondamentale dans un pays où les discours sur le changement sont nombreux, mais où les réalisations durables restent trop rares.


LA PRISE DE CONSCIENCE QUI CHANGE TOUT

Derrière cette démarche se trouve une réalité que nous devons regarder en face : Haïti ne peut pas continuer à attendre qu'un individu, un gouvernement, une organisation internationale, un dirigeant politique ou une autre puissance vienne résoudre à sa place l'ensemble de ses problèmes. Les défis du pays sont trop profonds, trop nombreux et trop anciens pour être confiés à un seul acteur. Cette constatation pourrait conduire au découragement. Elle peut aussi produire exactement l'effet inverse. Elle peut nous obliger à comprendre que si personne ne peut tout faire, chacun doit commencer par faire ce qu'il peut. C'est là que la solidarité cesse d'être simplement une valeur morale et devient une capacité de construction. Le parcours de Père Frantzy semble s'inscrire dans cette logique : accompagner les jeunes, encourager la formation, répondre aux besoins des communautés et mobiliser des personnes autour d'objectifs communs. Ce passage de la prise de conscience à l'action est probablement l'un des éléments les plus importants de son expérience. Parce que la prise de conscience seule ne construit rien. La frustration seule ne construit rien. Les critiques seules ne construisent rien. Il faut transformer la prise de conscience en décision, la décision en organisation et l'organisation en action.


CINQ ANS : VOILÀ PEUT-ÊTRE LE CHIFFRE QUE NOUS DEVONS RETENIR

Cinq ans, ce n'est pas une génération. Ce n'est pas une éternité. C'est une période suffisamment courte pour nous obliger à poser une question simple : qu'est-ce qui devient possible lorsque des personnes cessent d'attendre et commencent à s'organiser ? En cinq ans, Fanmi Pitit Manman Mari affirme avoir réalisé huit écoles et cinq églises, tout en développant un réseau qui compte aujourd'hui plus de 80 groupes organisés dans 13 régions d'Amérique, d'Europe et des Caraïbes.  Ce résultat ne signifie évidemment pas que toutes les communautés peuvent reproduire exactement le même bilan. Chaque territoire possède ses propres ressources, ses propres contraintes et ses propres réalités. Mais il démontre une chose essentielle : le manque de résultats n'est pas toujours uniquement une question de ressources. Il peut également être une question d'organisation, de vision, de continuité et de volonté collective.


C'est ici que l'expérience de Père Frantzy devient un message beaucoup plus large pour Haïti. Nous avons l'habitude de demander combien cela coûte, qui va financer, qui va diriger et qui va prendre la responsabilité. Ces questions sont légitimes. Mais nous devons également apprendre à demander : combien de personnes sommes-nous capables de réunir autour d'un objectif précis ? Combien sommes-nous prêts à contribuer ? Comment pouvons-nous organiser nos ressources ? Et surtout, qu'est-ce que nous pouvons accomplir dans cinq ans si nous décidons réellement de travailler ensemble ? Ce sont des questions différentes. Elles déplacent notre attention de l'attente vers l'action.


ET SI NOUS NOUS DONNIONS CINQ ANS ?

Imaginez maintenant ce qui pourrait arriver si des communautés haïtiennes, en Haïti et dans la diaspora, décidaient de consacrer les cinq prochaines années à construire plutôt qu'à attendre. Cinq ans pour développer des écoles. Cinq ans pour soutenir des microentreprises. Cinq ans pour former des jeunes. Cinq ans pour créer des centres de santé. Cinq ans pour développer des infrastructures sportives. Cinq ans pour renforcer des organisations communautaires. Cinq ans pour créer des institutions capables de continuer à fonctionner après le départ de ceux qui les ont fondées. Nous avons l'habitude de demander ce que le gouvernement va faire, ce que les politiciens vont faire, ce que les étrangers vont faire ou ce que la diaspora va envoyer. Mais peut-être devons-nous également commencer à nous demander ce que nous pouvons construire ensemble au cours des cinq prochaines années.


Père Frantzy n'a pas présenté cinq années de promesses. Il a présenté cinq années de réalisations. Voilà pourquoi son expérience mérite notre attention. Nous pouvons débattre des méthodes, poser des questions sur la gouvernance et demander davantage de transparence — et nous devons toujours pouvoir le faire. Mais nous ne pouvons pas ignorer les résultats présentés. Huit écoles. Cinq églises. Cinq années. Dans un pays où nous avons trop souvent appris à mesurer le temps en fonction des crises, il est peut-être temps de commencer à le mesurer également en fonction de ce que nous construisons.


UNE COMMUNAUTÉ QUI A APPRIS À S’ORGANISER

C'est ici que Fanmi Pitit Manman Mari devient particulièrement intéressante pour CITADEX. Une communauté peut être réunie par une croyance, une culture, une histoire ou une identité commune. Mais la véritable question commence lorsqu'elle doit transformer cette communauté en capacité d'action. Fanmi Pitit Manman Mari se présente aujourd'hui comme un réseau international composé de plus de 80 groupes organisés dans 13 régions d'Amérique, d'Europe et des Caraïbes. Ces groupes sont accompagnés par des coordonnateurs, des responsables et des animateurs qui assurent la continuité de la mission à l'échelle locale. Cette structure est importante parce qu'elle montre qu'une organisation peut progressivement dépasser la logique d'une simple assemblée réunie autour d'une personnalité pour devenir un réseau capable de mobiliser des personnes sur plusieurs territoires. Le dirigeant peut donner la direction, mais le réseau fournit les mains. La vision peut venir d'une personne, mais sa réalisation exige la participation de nombreuses autres. 


Cette distinction entre une personnalité et une organisation est particulièrement importante dans le contexte haïtien. Nous avons trop souvent construit nos espoirs autour d'individus. Nous cherchons le leader qui changera tout, le président qui transformera le pays, le ministre qui résoudra un problème ou la personnalité qui apportera enfin la solution. Mais les dirigeants viennent et repartent. Les gouvernements changent. Les générations passent. Les institutions et les communautés capables de fonctionner au-delà des individus sont celles qui peuvent réellement durer. Le parcours de Fanmi Pitit Manman Mari nous oblige donc à regarder au-delà de Père Frantzy lui-même. Son leadership compte. Sa vision compte. Son engagement compte. Mais la capacité de la communauté à continuer à fonctionner, à mobiliser et à construire compte encore davantage. Parce que le véritable test d'une œuvre n'est pas seulement de savoir si elle peut réussir sous son fondateur, mais si elle peut continuer à servir lorsque le fondateur ne sera plus là.


LA DIASPORA : NOUS AVONS PLUS QUE DE L’ARGENT À DONNER

L'expérience de Fanmi Pitit Manman Mari contient également un message particulièrement important pour la diaspora haïtienne. Pendant des générations, la diaspora a souvent été considérée principalement comme une source de soutien financier pour les familles restées au pays. Cette contribution est immense et ne doit jamais être minimisée. Mais la diaspora possède beaucoup plus que de l'argent. Elle possède des compétences, des réseaux, du temps, de l'expérience, des capacités professionnelles et une formidable capacité à mobiliser des ressources. Lorsqu'une communauté de la diaspora organise ces ressources autour d'un projet concret, son impact peut dépasser largement l'aide ponctuelle. Une école peut servir plusieurs générations. Une infrastructure peut rester longtemps après la contribution initiale. Une organisation peut transmettre ses méthodes à de nouveaux membres. La diaspora peut donc passer progressivement du rôle de soutien à celui de partenaire dans la construction. C'est précisément cette transformation que l'expérience de Fanmi Pitit Manman Mari rend visible.


Haïti n'a pas seulement besoin que sa diaspora l'aide à survivre aux crises. Elle a besoin que les Haïtiens de partout dans le monde se demandent ce qu'ils peuvent construire ensemble. Une contribution mensuelle organisée. Un programme éducatif. Une entreprise. Un centre de formation. Une infrastructure sportive. Une initiative agricole. Un projet technologique. Une institution culturelle. Il n'est pas nécessaire que tout le monde fasse la même chose. Il faut simplement commencer à transformer notre capacité collective en réalisations collectives.


CONSTRUIRE MALGRÉ LA CRISE

Il faut également mesurer ce que signifie construire en Haïti aujourd'hui. Les crises politiques, l'insécurité, les déplacements de populations, les difficultés économiques et l'affaiblissement de nombreuses structures rendent presque chaque initiative plus difficile qu'elle ne devrait l'être. Dans un tel environnement, construire une école représente plus qu'une opération matérielle. C'est une déclaration de confiance dans l'avenir. Construire une école signifie croire que les enfants qui y entreront méritent qu'on prépare leur avenir même lorsque le présent est incertain. Construire une infrastructure signifie croire que quelqu'un aura encore besoin de cette infrastructure demain. C'est également une manière de résister à la logique de l'urgence permanente, cette logique qui finit par enfermer une société dans la seule gestion de ses crises au lieu de lui permettre de préparer le lendemain. Une crise exige une réponse immédiate, mais un pays ne peut pas vivre éternellement dans l'urgence. À un moment donné, il faut recommencer à construire des écoles, des centres de santé, des entreprises, des infrastructures sportives, des espaces communautaires et surtout des institutions capables de durer.


LES RÉALISATIONS PARLENT

Il faut reconnaître une vérité simple : dans une nation fatiguée par les promesses, les réalisations ont une puissance particulière. Un discours peut être magnifique, mais il reste un discours. Une promesse peut être inspirante, mais elle reste une promesse jusqu'au jour où elle devient réalité. Une école, en revanche, est visible. Un enfant qui y étudie est visible. Une communauté qui l'utilise est visible. C'est pourquoi les réalisations de Fanmi Pitit Manman Mari méritent d'être regardées avec sérieux. Elles ne prétendent pas résoudre la crise haïtienne. Elles ne remplacent pas les institutions publiques. Elles ne signifient pas que tout est parfait. Mais elles démontrent quelque chose de fondamental : même dans un environnement extrêmement difficile, une communauté organisée peut produire des résultats concrets. Et cette démonstration possède une valeur immense pour une nation qui cherche encore comment passer de la frustration à l'action.


RECONNAÎTRE L’ŒUVRE SANS IDÉALISER L’HOMME

CITADEX doit toutefois maintenir une distinction essentielle. Reconnaître les réalisations du Père Frantzy Petit-Homme et de Fanmi Pitit Manman Mari ne signifie pas transformer cette histoire en récit d'admiration aveugle. Toute organisation qui mobilise des ressources doit accepter la transparence. Toute organisation qui grandit doit renforcer sa gouvernance. Tout dirigeant qui acquiert de l'influence doit accepter la responsabilité qui accompagne cette influence. Une grande œuvre mérite une grande transparence. Cette exigence ne diminue pas la valeur d'une réalisation ; elle la protège. Plus une organisation grandit, plus elle doit être capable de documenter ce qu'elle fait, comment elle le fait et ce que ses membres ont permis d'accomplir. Pour CITADEX, reconnaître une réalisation et poser des questions de gouvernance ne sont donc pas deux positions contradictoires. Elles devraient au contraire toujours aller ensemble.


Nous ne présentons donc pas Père Frantzy comme un homme parfait, et nous ne présentons pas Fanmi Pitit Manman Mari comme une réponse à tous les problèmes de la nation. Nous observons une expérience. Nous documentons ses réalisations. Nous cherchons à comprendre les mécanismes qui ont permis à cette communauté de passer de la vision à l'action. Et nous posons les questions qui doivent être posées à toute organisation appelée à grandir. C'est précisément ce que doit faire une plateforme qui veut contribuer à une meilleure compréhension d'Haïti. Nous pouvons reconnaître ce qui fonctionne tout en exigeant que ce qui fonctionne devienne encore plus solide, plus transparent et plus durable.


HAÏTI A BESOIN DE BÂTISSEURS

Haïti ne manque certainement pas de penseurs, d'intellectuels, d'enseignants, de visionnaires, de journalistes ou de personnes capables d'analyser ses problèmes. Elle a besoin de toutes ces compétences pour comprendre, débattre, imaginer et préparer l'avenir. Mais elle a surtout besoin de personnes capables de transformer leurs idées en actions concrètes et leurs actions en structures durables. Elle a besoin de bâtisseurs capables de transformer la prise de conscience en réalisations. Des hommes et des femmes capables de comprendre qu'ils ne pourront peut-être pas réparer tout le pays, mais qu'ils peuvent réparer quelque chose ; qu'ils ne pourront peut-être pas construire tout un système éducatif, mais qu'ils peuvent contribuer à construire une école ; qu'ils ne pourront peut-être pas changer toute une génération, mais qu'ils peuvent donner à quelques enfants une meilleure chance. Lorsque des milliers de personnes adoptent cette philosophie simultanément, ce qui semblait petit commence à devenir national.


NOUS N’AVONS PAS BESOIN DE TOUS CONSTRUIRE LA MÊME CHOSE

Voilà le message que CITADEX aimerait envoyer à chaque Haïtien qui lira cette histoire, qu'il vive en Haïti ou dans la diaspora. Vous n'avez peut-être pas les moyens de construire une école entière, mais peut-être pouvez-vous financer une salle de classe. Vous ne pouvez peut-être pas créer une université, mais peut-être pouvez-vous aider un jeune à poursuivre ses études. Vous ne pouvez peut-être pas construire un hôpital, mais peut-être pouvez-vous contribuer à un centre de santé. Vous ne pouvez peut-être pas transformer une ville entière, mais peut-être pouvez-vous organiser votre quartier. Vous ne pouvez peut-être pas résoudre la crise nationale, mais peut-être pouvez-vous créer une entreprise, former un jeune, soutenir une famille, bâtir une association ou lancer un projet communautaire. Nous n'avons pas besoin de tous construire la même chose. Mais nous devons commencer à construire quelque chose. Et lorsque des milliers de personnes font ce choix simultanément, les petites réalisations cessent d'être petites. Elles commencent à former les fondations d'une nation différente.


PÈRE FRANTZY NOUS MONTRE UNE POSSIBILITÉ

Les huit écoles et les cinq églises présentées au gala 2026 ne doivent pas être considérées comme la fin de l'histoire. Elles constituent une preuve visible d'une idée mise en pratique. Une communauté a choisi de s'organiser. Des membres ont choisi de contribuer. Une vision a été transformée en projets. Et les projets sont devenus des infrastructures capables de servir des personnes qui n'étaient même pas présentes lorsque l'idée originale a été formulée. Voilà ce qui donne à ces réalisations leur véritable importance : elles appartiennent déjà un peu à ceux qui viendront après nous. 


Et maintenant, CITADEX veut retourner cette histoire vers chacun d'entre nous. Père Frantzy a choisi de construire. Fanmi Pitit Manman Mari a choisi de construire avec lui. Mais qu'allons-nous, nous, choisir de construire ? Allons-nous continuer à attendre que quelqu'un d'autre trouve toutes les réponses ? Allons-nous continuer à chercher le prochain grand leader ? Allons-nous continuer à nous plaindre de ce que les autres ne font pas ? Ou allons-nous enfin comprendre qu'une nation ne se reconstruit pas uniquement par le haut, mais aussi par des milliers de communautés qui décident, chacune à leur niveau, de prendre une part de responsabilité dans l'avenir ?


Nous avons déjà passé suffisamment de temps à demander qui viendra sauver Haïti. Peut-être est-il temps de poser une autre question : qu'allons-nous faire, nous, avec les cinq prochaines années que nous avons devant nous ?


Parce que Père Frantzy nous rappelle quelque chose que nous ne devons pas oublier : la prise de conscience n'a de valeur que lorsqu'elle conduit à l'action. La solidarité n'a de puissance que lorsqu'elle est organisée. Et l'espoir devient véritablement puissant lorsqu'il produit quelque chose de concret.


HAÏTI N’A PAS BESOIN QUE NOUS FASSIONS TOUS LA MÊME CHOSE.

HAÏTI A BESOIN QUE NOUS FASSIONS TOUS QUELQUE CHOSE.


Les hommes passent. Les dirigeants passent. Les gouvernements passent. Les générations passent.


Mais ce que nous construisons pour servir les autres peut rester.


CITADEX est une plateforme au service de la population haïtienne. Notre mission est de rendre l’information accessible, mettre en lumière les personnes, les institutions et les initiatives qui façonnent Haïti, et permettre à chacun de se faire sa propre opinion.


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